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Un dévidoir ou une bobine est un équipement indispensable dès qu’on entre en milieu confiné — pénétration d’épave, zone de caverne, réseau souterrain — et un outil pratique pour le plongeur en pleine eau qui déploie un parachute depuis la profondeur. La différence entre les deux tient surtout à la capacité et à la prise en main : les bobines sont compactes, tenues entre les doigts et adaptées aux courtes distances, tandis que les dévidoirs de dimensions pleines portent plus de fil et disposent d’une poignée pour gérer la tension sur de plus longs parcours.
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Dévidoirs et bobines en milieu confiné et en pleine eau
En milieu confiné — pénétration loisir d’épave comme exploration souterraine — le fil d’Ariane n’est pas optionnel. C’est le lien physique qui relie le plongeur à la sortie quand la visibilité tombe à zéro à cause du limon remis en suspension. La bobine ou le dévidoir porte ce fil, le déroule à mesure que le plongeur progresse et permet de le récupérer de façon contrôlée au retour. Le choix du type, du diamètre de fil et de la construction doit correspondre à la plongée réellement pratiquée, pas au scénario le plus exigeant qu’on puisse imaginer.
En pleine eau, la bobine remplit une autre fonction : déployer un parachute de palier depuis la profondeur. Le plongeur gonfle le parachute, laisse filer le fil pendant que le sac monte et maintient la tension pour signaler sa position à l’équipe de surface pendant la remontée. Ici, la compacité et la résistance à l’emmêlement comptent davantage que la capacité en fil.
Bobines : conception et matériaux
Une bobine de doigt se tient entre deux doigts pendant le déploiement, le fil s’enroulant autour d’un moyeu central et la main du plongeur assurant le freinage et la tension. La bobine anatomique dans ses différentes tailles et la bobine standard couvrent l’essentiel des besoins loisir. La bobine en acier inoxydable utilise un corps en inox 316, qui résiste durablement à la corrosion en mer et supporte une tension de fil importante sans se déformer. L’Alu spool 15, 30 ou 50 m propose une construction en aluminium en trois capacités — la version 15 m pour le parachute, les 30 et 50 m pour la caverne et la pénétration légère.
Le choix du fil compte autant que celui de la bobine. Le Line PES 2mm white utilise une tresse polyester (PES) qui résiste aux UV et conserve sa souplesse sur une large plage de températures. Le Line 2.6mm PAD white emploie un mélange polypropylène-polyamide de plus fort diamètre, adapté quand la résistance à l’abrasion prime : la structure d’une épave, avec ses arêtes vives, use un fil fin plus vite qu’on ne l’imagine. Les deux sont vendus à la bobine et servent aussi bien à remplacer un fil usé sur un dévidoir existant qu’à charger une bobine neuve à une capacité précise.
Dévidoirs : capacité et mécanismes d’arrêt automatique
Le Plastic reel with auto stop 50 m est un dévidoir de dimensions pleines avec poignée, tensionneur et mécanisme d’arrêt automatique, qui bloque le tambour contre un déroulement incontrôlé dès que la poignée est relâchée. L’Anatomic reel utilise un corps ergonomique qui permet une manœuvre sûre à une main et réduit la fatigue sur les longues sessions. La distinction entre un dévidoir de 50 m et une bobine de capacité comparable est surtout ergonomique : la poignée permet un meilleur contrôle de la tension quand on pose un fil primaire le long d’un parcours d’épave complexe, alors qu’une bobine de doigt devient fatigante à gérer sur la même distance.
À quoi faire attention
- Capacité de fil adaptée à votre profil réel. Une bobine de 15 m suffit au déploiement d’un parachute et aux courtes pénétrations. Les plongées en caverne appliquent en général la règle selon laquelle la distance totale de pénétration ne doit pas dépasser le tiers du fil disponible, ce qui signifie qu’une bobine de 30 m autorise une pénétration maximale de 10 m. Évaluez les sites que vous fréquentez vraiment avant d’acheter la plus grande capacité — une capacité inutilisée ajoute de l’encombrement sans bénéfice.
- Matériau du corps et flottabilité. Les bobines en inox sont légèrement négatives, celles en aluminium proches de la neutralité, les dévidoirs en plastique en général légèrement positifs. En configuration dorsale, une bobine négative clippée en bas du gilet contribue à une bonne assiette sans effet notable. En sidemount, ou quand le plongeur porte plusieurs bobines, les écarts cumulés deviennent plus sensibles.
- Arrêt automatique ou contrôle manuel. Les dévidoirs à arrêt automatique bloquent la rotation inverse, ce qui empêche le fil de s’emmêler sur le tambour pendant la récupération. Pour un plongeur qui débute en pénétration, c’est une sécurité utile. Les plus expérimentés préfèrent souvent le contrôle manuel intégral, qui permet de donner volontairement du mou pour contourner un obstacle. Tenez compte de votre expérience et de la complexité des milieux que vous abordez.
- Diamètre du fil et abrasion du site. Un fil fin — PES de 1,5 à 2 mm — se gère plus facilement sur une bobine compacte et suffit dans la plupart des conditions. Dans une épave aux arêtes métalliques vives, aux raccords corrodés ou très fréquentée, le fil PAD de 2,6 mm résiste nettement mieux à l’abrasion. La charge de rupture est aussi à considérer si le fil doit servir d’appui dans un passage étroit.
- Facilité de remplacement du fil. Choisissez une bobine dont le point d’ancrage du fil est accessible et dont le diamètre de moyeu accepte un fil standard. Certaines conceptions rendent difficile la fixation sûre d’un fil neuf, ce qui crée un point de faiblesse à l’ancrage.
Entretien
Rincez bobines et dévidoirs à l’eau douce après chaque plongée en mer. Idéalement, déroulez une bonne partie du fil avant de les immerger : le sel séché dans une tresse ne peut pas être éliminé en rinçant l’extérieur d’une bobine serrée. Après le rinçage, laissez sécher fil déroulé plutôt qu’enroulé — une tresse rangée humide et comprimée retient l’humidité et commence à se dégrader de l’intérieur. Les pièces en inox n’ont pas besoin de lubrification, mais il est utile de contrôler l’axe ou le pivot à la recherche d’accumulation de sel. Les corps de dévidoir en plastique se nettoient à la brosse douce pour retirer les sédiments dans les recoins du guide-fil. Remplacez le fil au premier signe d’usure de surface : une section abrasée ou décolorée a perdu de sa charge admissible et ne doit pas servir de fil d’Ariane principal.
FAQ
Quelle différence entre un dévidoir et une bobine ?
Une bobine est un cylindre compact tenu entre les doigts, qui repose sur le frottement de la main pour contrôler la tension pendant le déploiement. Un dévidoir est un dispositif plus grand, avec poignée, axe et souvent un mécanisme de gestion du fil comme un arrêt automatique ou un tensionneur. Les bobines sont plus légères et plus faciles à emporter, ce qui les rend préférables pour le parachute et les courtes pénétrations. Les dévidoirs conviennent mieux aux pénétrations longues et à la plongée souterraine, où la pose précise du fil et la gestion de la tension sur de grandes distances sont nécessaires.
Quelle longueur de fil pour la pénétration d’épave ?
La règle courante en pénétration loisir est de ne pas s’engager au-delà du tiers du gaz total disponible, et d’emporter assez de fil pour couvrir toute la distance de pénétration plus une marge de sécurité. Une bobine de 30 m autorise une pénétration de 10 m selon cette règle ; un dévidoir de 50 m porte la distance possible à environ 16 ou 17 m. Les cursus de formation en caverne fixent des distances maximales : la capacité de fil nécessaire découle des paramètres du site, et non l’inverse.
Une même bobine peut-elle servir au parachute et à la pénétration ?
Oui, mais avec des compromis pratiques. Une bobine destinée au parachute est en général chargée de 15 à 20 m de fil, ce qui limite son usage comme fil d’Ariane. Une bobine de 50 m chargée pour la pénétration peut servir au parachute, mais sa taille et son poids la rendent moins commode sur une simple plongée en pleine eau. Beaucoup de plongeurs emportent une bobine compacte dédiée au parachute et un dévidoir ou une bobine séparée pour le milieu confiné.
Quel type de fil pour la grotte ou l’épave ?
En plongée souterraine, la référence est un fil tressé en nylon ou en polyester de 2 mm ou plus, blanc ou de couleur très visible, qui reste lisible par faible visibilité et ne s’allonge pas sensiblement sous charge. Le Line PES 2mm white répond à ces exigences pour la plupart des applications en caverne et en grotte. Dans les épaves aux structures métalliques exposées, le fil PAD de 2,6 mm résiste mieux à l’abrasion. Évitez le monofilament, qui s’étire de façon imprévisible, se voit mal par faible visibilité et ne tient pas sa position sur une flèche ou un repère aussi fiablement qu’une tresse.
Comment fixer un fil neuf sur une bobine ?
La plupart des bobines et dévidoirs ont une fente, un trou ou un ergot d’ancrage sur le moyeu, où le fil se fixe avant l’enroulement. Passez l’extrémité du fil dans ou autour du point d’ancrage et faites un nœud sûr — un nœud simple doublé d’une demi-clé est la solution courante. Tirez sur le fil pour vérifier que le nœud s’appuie bien sur l’ancrage avant d’enrouler sous tension. Un fil enroulé lâche a tendance à s’emmêler au déploiement ; un enroulement sous légère tension donne une charge compacte et maniable.













