Les masques de plongée bi-verres utilisent deux vitres en verre trempé distinctes, maintenues dans un cerclage divisé, avec une arête nasale qui sépare les champs de vision droit et gauche. C’est la configuration la plus répandue en plongée loisir : la rigidité du cerclage assure une tenue structurelle fiable et la conception à vitres séparées accepte les verres correcteurs pour les plongeurs qui en ont besoin.
D’autres masques sont disponibles sur les sites SoprasTek et SoprasApnea.
Construction bi-verres et avantages pratiques
Le modèle à deux verres est la référence de la plongée loisir depuis des décennies, pour deux raisons. D’abord, le cerclage rigide divisé crée une géométrie d’étanchéité robuste et prévisible, qui conserve sa forme malgré les variations de température, les changements de pression et les manipulations — le cerclage ne fléchit pas et ne déforme pas la jupe comme peut le faire un mono-verre sans cerclage. Ensuite, chaque vitre est encadrée indépendamment, ce qui permet de la remplacer par un verre correcteur taillé à la vue du plongeur. Ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas porter de lentilles sous l’eau devraient privilégier les bi-verres pour cette seule raison.
Les modèles de cette catégorie couvrent une large gamme de profils de jupe et de géométries d’ajustement. L’Amica et le Gentile ont des jupes compactes à poche nasale étroite, adaptées aux visages plus petits ou plus fins. Le BRAVA et le Curiosa proposent une jupe de profil intermédiaire avec un champ de vision équilibré. Le Leggera est l’option la plus légère, au cerclage minimaliste. Le LUCIDA Aluminium Frame utilise un cerclage en aluminium anodisé plutôt qu’en plastique : plus rigide et nettement plus résistant aux chocs, il convient à la plongée technique ou professionnelle, où le matériel est plus malmené. Le Magica et le SHIC sont des options d’entrée de gamme de construction classique.
Les Swimming goggles présentes ici sont des lunettes de nage pour la piscine et la surface, pas des masques de plongée : elles n’ont pas de poche nasale et ne conviennent pas à la plongée sous la surface.
Verres correcteurs sur un masque bi-verres
La solution la plus pratique pour corriger la vue sur un bi-verres est la lentille optique collée : un verre correcteur découpé aux dimensions du cerclage et collé par-dessus la vitre d’origine. Elle est proposée par les opticiens spécialisés en plongée pour la plupart des cerclages à deux verres. La correction n’a pas besoin de correspondre exactement à votre prescription de ville, car l’eau amplifie la puissance apparente du verre : une valeur de dioptrie inférieure d’environ 30 % à celle de vos lunettes suffit souvent à obtenir une bonne netteté dans l’eau. Il existe aussi des verres prêts à poser en paliers de dioptrie fixes (en général de −1,5 à −6 par demi-dioptrie), qui conviennent sans taille sur mesure à de nombreuses corrections courantes.
À quoi faire attention
- Surface de contact de la jupe et forme de la poche nasale. La partie basse de la jupe, autour de la poche nasale, est l’élément le plus variable de la géométrie d’un bi-verres : la poche doit épouser les côtés du nez sans jeu, en particulier aux coins internes, là où le nez rejoint les pommettes. Cela varie beaucoup d’un modèle à l’autre, et le test d’aspiration sans sangle reste le seul moyen fiable d’évaluer l’ajustement avant de plonger.
- Matériau du cerclage selon votre environnement. Les cerclages en plastique suffisent aux conditions loisir. Si vous plongez régulièrement dans des environnements agressifs — mises à l’eau rocheuses, pénétration en épave, manipulation intensive du matériel — le cerclage en aluminium du LUCIDA est nettement plus durable. L’aluminium dissipe aussi la chaleur différemment du plastique, ce qui compte sous les climats chauds, quand le masque reste au soleil entre deux plongées.
- Disponibilité des vitres de rechange. Pour un bi-verres que vous comptez garder longtemps, vérifiez que des vitres de rechange existent pour ce modèle. Les rayures et les casses font partie du cycle de vie normal d’un masque ; un modèle sans pièces détachées a une durée de service pratique plus courte.
- Souplesse de la jupe et compatibilité avec la cagoule. Les jupes en silicone souple épousent plus facilement les visages irréguliers et tiennent mieux sur une barbe naissante ou des pommettes basses, mais peuvent être déplacées par une cagoule qui appuie sur le pourtour. Si vous plongez régulièrement avec une cagoule de 5 à 7 mm, une construction plus ferme comme l’ensemble rigide du LUCIDA maintient une étanchéité plus constante sous cette pression.
- Coloris et transparence de la jupe. Plusieurs modèles existent en jupe noire et en jupe transparente ou colorée. Le noir bloque la lumière périphérique et améliore le contraste — utile en photo. Le transparent donne une impression plus ouverte et augmente le champ de vision perçu, ce qui convient à l’usage loisir général. Les deux emploient le même silicone ; le choix relève de la préférence personnelle et de l’usage.
Entretien
Les masques bi-verres doivent être rincés à l’eau douce après chaque plongée et séchés complètement avant rangement. Soignez particulièrement la jonction entre le cerclage et la jupe en silicone : l’eau salée et les saletés s’y accumulent et, en séchant, rigidifient progressivement la jupe à l’endroit du contact. Utilisez une brosse souple (jamais métallique) pour nettoyer cette zone si des dépôts s’y sont formés. Pour le cerclage en aluminium du LUCIDA, rincez abondamment et assurez-vous que les points de fixation entre cerclage et jupe sont secs : les résidus de sel aux jonctions métal-silicone accélèrent l’oxydation de surface.
Si vous utilisez des verres correcteurs collés, retirez-les pour les nettoyer et rangez-les séparément : la colle peut être altérée par une immersion prolongée en eau douce chaude (un rinçage dans un bain chaud, par exemple), utilisez donc de l’eau à température ambiante. Contrôlez chaque année le collage, à la recherche d’un soulèvement des bords, qui laisserait entrer l’eau et créerait de la buée entre le verre correcteur et la vitre d’origine.
Rangez les bi-verres dans un étui de protection, vitres vers le bas sur une surface souple, ou suspendus par la sangle. Les ranger vitres vers le haut avec du matériel posé dessus concentre le poids sur le cerclage et peut en déformer durablement la géométrie, ce qui rompt l’étanchéité entre vitre et jupe.
FAQ
Peut-on monter des verres correcteurs sur n’importe quel bi-verres de cette catégorie ?
Les verres correcteurs collés existent pour la plupart des cerclages bi-verres standard, mais la compatibilité dépend des dimensions de vitre du modèle précis. Avant de commander, indiquez à l’opticien le nom exact du masque : il confirmera si des verres prêts à poser ou taillés sur mesure sont disponibles pour ce cerclage. Le LUCIDA Aluminium Frame, le Curiosa et l’Amica font partie des modèles pour lesquels l’offre de verres correcteurs est bien établie.
Quelle est la caractéristique principale du Leggera ?
Le Leggera se distingue avant tout par sa construction légère : un cerclage plastique au profil réduit et une structure d’ensemble plus fine en font l’un des bi-verres les plus légers de la gamme. C’est un bon choix pour ceux que les masques plus lourds gênent au front et à l’arête du nez sur les plongées longues, et pour le voyage, où le poids compte. La contrepartie face aux cerclages plus rigides est une tenue un peu moindre sous la pression d’une cagoule.
Pourquoi le cerclage du LUCIDA est-il en aluminium plutôt qu’en plastique ?
L’aluminium offre une résistance aux chocs et une rigidité nettement supérieures à celles d’un plastique injecté, à poids de cerclage comparable ou inférieur. Pour les plongeurs professionnels et techniques qui manipulent souvent leur masque sans ménagement — frottements contre une épave, transport dans un sac avec du matériel lourd — les cerclages en aluminium durent bien plus longtemps avant de se fissurer ou de se déformer. Il donne aussi au masque un profil particulier que certains apprécient. Les performances en plongée restent comparables à celles d’un équivalent en plastique de même géométrie de jupe.
Le masque SHIC convient-il à la plongée bouteille ou seulement au snorkeling ?
Le SHIC est un masque de plongée bi-verres standard, à vitres en verre trempé et jupe en silicone : il convient parfaitement à la plongée loisir. Il est positionné en entrée de gamme, avec une construction simple, mais ses matériaux et sa fabrication répondent aux mêmes exigences que les modèles plus chers de la catégorie. La différence pratique entre l’entrée de gamme et le milieu de gamme tient surtout aux éléments de confort (texture de la jupe, qualité des boucles) et à la plage d’ajustement, pas aux performances fondamentales.
À quelle fréquence remplacer son masque ?
Il n’existe pas d’intervalle fixe : un masque bien entretenu peut durer 5 à 10 ans, voire davantage. Les signes qui imposent le remplacement sont pratiques : des fuites persistantes que ni le réglage de la sangle ni le nettoyage du pourtour ne résolvent, une dégradation visible du silicone (fissures, durcissement ou surface collante de la jupe), des vitres rayées qui créent une distorsion sous l’eau, ou un cerclage fissuré qui compromet la géométrie d’étanchéité. Pour un plongeur loisir qui fait quelques dizaines de plongées par an, un contrôle annuel de la jupe, de l’état des vitres et du fonctionnement des boucles suffit.





