Un tuba permet de respirer en surface sans lever le visage de l’eau, ce qui économise de l’énergie entre deux immersions et pendant les nages de surface vers le point d’entrée et retour. La gamme couvre ici les modèles à tube ouvert pour le snorkeling loisir et la plongée bouteille, les semi-secs à tube souple et les tubas secs à flotteur avec déflecteur — neuf modèles pour différentes préférences et conditions d’eau.
Types de tubas : ouvert, semi-sec et sec
Les tubas se répartissent en trois catégories selon leur façon de gérer l’entrée d’eau. Un tuba à tube ouvert est un simple tube en J avec un embout et sans dispositif anti-projections : la moindre vague qui passe par-dessus le haut, ou la moindre immersion à la mise à l’eau, le remplit entièrement. Le vidage demande une expiration sèche et énergique qui chasse l’eau par le haut. Les Vesuvio, Tornado et Morbido appartiennent à cette catégorie. Ils sont simples, légers, peu coûteux et n’ont aucun mécanisme susceptible de lâcher — ce que beaucoup de plongeurs expérimentés apprécient précisément.
Un tuba semi-sec ajoute un déflecteur en haut du tube, qui écarte les embruns de l’ouverture sans la fermer complètement. Les Mykonos, Santorini, Ciclone et Shic sont des modèles semi-secs. Ils réduisent l’entrée d’eau par mer agitée mais n’empêchent pas le remplissage lors d’une immersion complète : ils ne sont pas « secs » dès qu’on descend sous la surface. Les semi-secs sont le compromis pratique pour la plupart des plongeurs loisir : meilleur comportement en surface qu’un tube ouvert, sans la complexité mécanique d’un tuba sec.
Un tuba sec utilise un flotteur en haut du tube, qui remonte et obture l’ouverture dès l’immersion, empêchant totalement l’entrée d’eau. Le tuba sec Luminoso emploie ce mécanisme. Les tubas secs sont surtout utiles en snorkeling pur, quand on passe l’essentiel du temps en surface et qu’on ne fait que des immersions occasionnelles : le flotteur garantit de remonter dans un tube resté vide, sans avoir à le vider. Pour un plongeur bouteille qui descend à répétition, l’avantage est moindre, car le flotteur peut venir cogner contre la tête sous la pression en profondeur et parce que beaucoup de plongeurs retirent complètement le tuba une fois sous l’eau. Le Gentile possède une section de tube souple qui lui permet de se replier à plat contre la sangle du masque lors de l’immersion, ce qui réduit la traînée et le risque qu’il se détache à la descente.
Confort de l’embout et diamètre intérieur
L’embout est le point de contact le plus direct entre le plongeur et le tuba, et le facteur le plus déterminant pour le confort à l’usage prolongé. Tous les modèles présentés ici utilisent des embouts en silicone plutôt que des versions en PVC rigide : le silicone est plus souple, épouse mieux la forme de la mâchoire et reste confortable sur 30 à 45 minutes de nage en surface, sans la fatigue que provoquent les matériaux plus durs. Si la géométrie standard ne vous convient pas, l’embout anatomique de la sous-catégorie Accessoires de l’ABC existe en plusieurs tailles.
Le diamètre intérieur influe sur la résistance respiratoire. Le diamètre standard des tubas loisir est d’environ 22 à 25 mm, ce qui suffit à respirer normalement en surface sans effort. Un diamètre plus étroit augmente la résistance, ce qui se remarque lors d’une respiration rapide après une remontée. Un diamètre plus large se respire un peu plus facilement mais demande un souffle plus énergique pour être entièrement vidé après une immersion.
À quoi faire attention
- Souplesse du tube et fixation à la sangle du masque. Les tubas à tube semi-rigide ou rigide gardent leur position par rapport à la sangle, mais dépassent davantage de la tête et s’accrochent plus facilement à l’équipement ou à un fil. Les modèles à tube souple comme le Gentile se replient quand on ne s’en sert pas et créent moins de traînée à la descente. Pour un plongeur bouteille qui n’utilise le tuba qu’en surface, un modèle souple qui se plaque contre la sangle est plus pratique.
- Fiabilité du mécanisme sec. Si vous choisissez le Luminoso, inspectez la chambre du flotteur après les plongées en eau sableuse ou chargée : du sable dans la chambre peut empêcher le flotteur de se placer correctement et faire fuir le dispositif. Nettoyez la chambre en immergeant le tuba et en le secouant plusieurs fois dans l’eau douce après chaque plongée.
- Taille de l’embout. Un embout trop grand impose un angle d’ouverture de mâchoire excessif, qui fatigue les muscles. Un embout trop petit ne se place pas correctement et oblige à serrer pour maintenir l’étanchéité. Testez-le en mordant doucement : il doit se placer naturellement, mâchoires à un angle confortable et lèvres fermées sans effort autour du tube.
- Conception du porte-tuba. Le porte-tuba qui fixe le tuba à la sangle du masque doit le tenir fermement sans pincer ni déformer la sangle. Les modèles à clip se repositionnent plus facilement que ceux à manchon ; les deux existent en pièces de rechange dans la sous-catégorie Accessoires de l’ABC.
- Option purge. Certains tubas intègrent un clapet anti-retour à la base de l’embout, qui facilite le vidage : l’eau s’évacue par la purge avec une expiration plus légère que celle nécessaire pour la chasser par le haut du tube. Le Ciclone dispose de cette fonction. Pour ceux qui peinent avec la technique classique, une purge à l’embout est un vrai confort supplémentaire.
Entretien
Rincez les tubas à l’eau douce après chaque plongée en mer, en faisant couler l’eau dans le tube comme à l’extérieur. Le sel qui sèche à l’intérieur crée des dépôts abrasifs qui accélèrent la dégradation de l’embout à son point de fixation. Sur les tubas à purge, immergez l’ensemble de l’embout et actionnez la purge plusieurs fois sous l’eau douce pour chasser le sel du siège du clapet. Les modèles secs demandent une attention particulière à la chambre du flotteur : rincez le tuba retourné pour que la chambre se remplisse d’eau douce, puis redressez-le pour la vider.
Contrôlez chaque année le silicone de l’embout, à la recherche de fissures, d’une surface devenue collante (signe de dégradation) ou d’une déformation permanente des ailettes de morsure. Un embout fissuré peut développer une fuite lente, difficile à remarquer pendant la plongée, mais qui provoque une fatigue progressive de la mâchoire à force de mordre plus fort pour maintenir l’étanchéité. Les embouts de rechange sont disponibles dans la sous-catégorie Accessoires.
Rangez les tubas embout vers le haut, ou dans une position où l’embout n’est pas comprimé sous d’autres équipements. Une compression permanente des ailettes en silicone leur fait perdre leur angle d’origine, ce qui modifie la position de mâchoire nécessaire pour un maintien confortable. Pour les tubas à clip, retirez-les de la sangle du masque avant de les ranger, afin que le clip n’y laisse pas une marque permanente.
FAQ
Un plongeur bouteille a-t-il vraiment besoin d’un tuba ?
De nombreux organismes de certification l’inscrivent dans la liste du matériel de base, et il est réellement utile dans plusieurs situations : nager en surface jusqu’au site quand le bateau mouille à distance, attendre en surface entre deux plongées sans dépenser d’énergie à faire du sur-place, et gérer les nages de surface là où le courant rend la nage tête hors de l’eau difficile. Certains plongeurs expérimentés s’en passent par souci de simplicité, en particulier en configuration technique, où un objet supplémentaire pendu à la sangle du masque est un risque d’accrochage. Pour un plongeur loisir qui passe un premier niveau, emporter un tuba reste le choix pratique.
Un tuba sec vaut-il mieux qu’un tube ouvert ?
Pour le snorkeling en surface par mer agitée, le tuba sec est plus confortable, puisqu’il n’y a pas à le vider après chaque vague. En plongée bouteille, l’avantage s’estompe : vous descendrez à répétition, ce qui immerge le flotteur et le met sous pression, et beaucoup de plongeurs trouvent que le mécanisme appuie contre leur tête en profondeur. La plupart des plongeurs bouteille expérimentés préfèrent un semi-sec ou un tube ouvert pour la plongée et gardent un tuba sec pour les sorties dédiées au snorkeling. Les deux fonctionnent ; le choix tient à la préférence et au contexte.
Comment vider un tuba rempli d’eau ?
La méthode par déplacement : en remontant et en crevant la surface, penchez légèrement la tête en arrière pour que le haut du tube dépasse de l’eau, puis donnez une expiration brève et sèche dans le tube. La pression de l’air chasse l’eau par le haut. La méthode dite du souffle obtient le même résultat en une seule expiration énergique. Si le tube n’est pas entièrement vide après une tentative, inspirez prudemment par le coin de la bouche plutôt que par le tuba, jusqu’à pouvoir recommencer. Avec un peu de pratique, vider un tuba prend moins d’un cycle respiratoire.
Un porte-tuba s’adapte-t-il à n’importe quel masque ?
Les porte-tubas fonctionnent avec la plupart des sangles standard, jusqu’à environ 20 à 22 mm de largeur. La sangle néoprène et les sangles classiques de la sous-catégorie Accessoires entrent dans cette plage. Les sangles très larges des masques techniques ou les systèmes de maintien intégrés à un harnais peuvent ne pas convenir aux porte-tubas à clip. Dans ces cas, un porte-tuba à manchon, qui se glisse sur la sangle au lieu de s’y clipser, est la solution de rechange.
Combien de temps dure un tuba ?
Avec un entretien correct, un tuba de qualité dure 4 à 6 ans à l’usage régulier. Le premier élément à céder est en général l’embout, qui se fissure ou se dégrade en surface avant que le tube lui-même ne montre des signes d’usure. Remplacer l’embout prolonge la vie utile du tuba sans changer l’ensemble — et coûte bien moins cher qu’un tuba neuf. Le corps du tube peut durer nettement plus longtemps s’il n’est ni rangé sous compression ni exposé durablement aux UV.





