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Accessoires palmes et tubas

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Les accessoires pour palmes et tubas regroupent les pièces de rechange et la petite quincaillerie qui maintiennent l’équipement ABC utilisable saison après saison. On y trouve des sangles à ressort et des sangles de rechange classiques en caoutchouc pour les palmes réglables, des porte-tubas en versions fixe et pivotante, un embout anatomique en plusieurs tailles et un sac de snorkeling. Ce sont les éléments qui lâchent en premier sur un matériel par ailleurs en bon état : une sangle de palme cassée met fin à une journée de plongée, et son remplacement coûte une fraction d’une paire de palmes neuves.

Sangles de palmes : caoutchouc et ressort inox

La sangle de talon est l’élément qui dure le moins longtemps sur une palme réglable. Elle subit une tension cyclique à chaque chaussage et déchaussage, encaisse toute la charge de la palme pendant le palmage et reste la pièce la plus exposée aux UV quand le matériel sèche au soleil. Un corps de palme survit couramment à trois ou quatre jeux de sangles.

La sangle de rechange pour palmes est la sangle classique en caoutchouc avec boucle de réglage — un remplacement à l’identique pour la plupart des palmes réglables. Elle est peu coûteuse, s’adapte à de nombreux modèles et convient parfaitement quand la sangle d’origine a simplement atteint sa fin de vie.

La sangle à ressort inox avec boucles plastique remplace la sangle réglable par un ressort hélicoïdal en acier inoxydable et une fixation de longueur fixe. Une sangle à ressort n’a aucun mécanisme de réglage : elle est dimensionnée une fois pour le bottillon, puis maintient automatiquement une tension constante. Cela change la façon de chausser — on pousse le talon à travers le ressort au lieu de desserrer puis resserrer une sangle — et cela supprime d’un coup les deux modes de défaillance les plus courants, puisqu’il n’y a plus de boucle à gripper avec le sel ni de caoutchouc à se fissurer avec l’âge. Les sangles à ressort sont un équipement standard en plongée technique et se répandent en loisir pour exactement cette raison. La contrepartie est qu’elles doivent être correctement dimensionnées à l’achat, sans plage de réglage pour compenser plus tard une autre épaisseur de bottillon.

Porte-tubas : fixe et pivotant

Un porte-tuba fixe le tuba à la sangle du masque. Le porte-tuba classique est la version fixe : un manchon en silicone ou en caoutchouc qui enserre le tube et se clippe sur la sangle, maintenant le tuba à un angle donné. Le porte-tuba pivotant ajoute une articulation rotative entre le collier de tube et le clip de sangle, ce qui permet au tuba de pivoter quand la tête tourne et de se replier contre la tête à la descente, au lieu de faire levier sur la sangle du masque. Pour les plongeurs qui gardent le tuba attaché pendant toute une plongée bouteille, la version pivotante réduit la traînée et les tractions intermittentes sur la sangle, qui peuvent rompre l’étanchéité du masque.

Embouts

L’embout anatomique est un embout en silicone de rechange, disponible en plusieurs tailles, qui s’adapte aussi bien aux tubas qu’aux deuxièmes étages de détendeur au diamètre de tube standard. Le remplacement de l’embout est l’amélioration de confort la plus efficace pour un plongeur qui souffre de fatigue de la mâchoire : l’embout monté d’origine sur la plupart des équipements est une taille de compromis, et passer à un embout adapté à sa propre largeur de mâchoire élimine le serrage inconscient qui provoque la fatigue sur une plongée de 45 minutes. Les embouts en silicone se dégradent aussi : des fissures sur les ailettes et une surface devenue collante sont deux signes qu’il faut les remplacer.

À quoi faire attention

  • Dimensionner la sangle à ressort avec vos vrais bottillons. Une sangle à ressort n’a aucune plage de réglage, la taille doit donc être juste à l’achat. Mesurez avec les bottillons en néoprène que vous utilisez, pas pieds nus. Une sangle un peu trop longue laisse le talon se soulever à la remontée du battement ; une sangle trop courte est difficile à chausser et exerce une pression permanente sur le tendon d’Achille.
  • Compatibilité des boucles avant de commander. Les sangles en caoutchouc comme à ressort se fixent dans les cadres de boucle existants de la palme. La plupart des palmes réglables loisir utilisent des dimensions standard, mais vérifiez le type de fixation sur vos palmes précises : certains modèles emploient une boucle à dégagement rapide propriétaire, qui n’accepte que la sangle du fabricant.
  • Porte-tuba pivotant en bouteille, fixe en snorkeling. Si le tuba reste sur la sangle pendant toute la plongée, la version pivotante vaut son léger surcoût. Pour le snorkeling en surface, où le tuba sert en permanence et reste toujours dans la même position, le porte-tuba fixe est plus simple et n’a rien qui puisse s’user.
  • Choisir l’embout par la taille, pas par le matériau. Tous les embouts de cette gamme sont en silicone : le choix du matériau est donc déjà fait. Tout se joue sur la taille : l’embout doit se placer avec la mâchoire à son angle de repos naturel, les lèvres se fermant autour du tube sans effort et sans avoir à mordre pour le retenir.
  • Gardez une sangle de rechange dans le sac. Les ruptures de sangle se découvrent presque toujours sur le site et non à la maison, et une palme sans sangle est inutilisable. Une sangle en caoutchouc de rechange coûte peu et ne prend aucune place ; en emporter une transforme une plongée annulée en cinq minutes de retard.

Entretien

Rincez sangles et porte-tubas à l’eau douce après chaque plongée en mer. Sur les sangles en caoutchouc à boucle de réglage, actionnez la boucle sur toute sa course plusieurs fois sous l’eau courante : c’est le sel qui sèche dans le mécanisme qui finit par bloquer le déverrouillage. Les sangles à ressort inox demandent moins d’attention, mais doivent tout de même être rincées au niveau du ressort et des extrémités en plastique, où le sel s’accumule entre les spires et accélère la corrosion de surface.

Faites sécher toutes les pièces en caoutchouc à l’abri du soleil direct. Les UV sont le principal mécanisme de vieillissement des sangles et des porte-tubas : une sangle séchée sur un pont ensoleillé après chaque plongée se fissurera bien plus vite qu’une sangle séchée à l’ombre. Contrôlez les sangles en caoutchouc au début de chaque saison en les étirant à fond et en cherchant des fissures de surface aux boucles d’attache, là où la rupture commence.

Remplacez les embouts en silicone au premier signe de fissure sur les ailettes, de déformation permanente ou de surface collante. Un embout qui commence à lâcher provoque une fuite lente, facile à ne pas remarquer pendant la plongée, mais qui entraîne une fatigue progressive de la mâchoire à force de mordre plus fort pour maintenir l’étanchéité.

FAQ

Les sangles à ressort valent-elles leur surcoût ?

Pour qui plonge régulièrement, oui. Elles suppriment les deux points de défaillance les plus courants — la boucle de réglage qui se grippe avec le sel et le caoutchouc qui se fissure avec l’âge — et maintiennent une tension constante sans réajustement, ce qui rend le chaussage dans l’eau nettement plus rapide. Pour un plongeur qui sort quelques fois par an, une sangle en caoutchouc suffit largement et l’écart de prix se justifie moins. La seule situation où la sangle à ressort devient presque indispensable est la plongée en eau froide avec des gants épais, où manœuvrer une boucle classique derrière le talon est réellement difficile.

Comment dimensionner correctement une sangle à ressort ?

Mesurez la distance autour du talon du bottillon que vous utilisez, d’un point d’attache de boucle à l’autre, en suivant le trajet que prendra la sangle. Les sangles à ressort se vendent par plages de longueur : choisissez celle qui place votre mesure au milieu plutôt qu’à l’une des extrémités. Si vous plongez avec deux épaisseurs de bottillons différentes, dimensionnez pour le plus épais — une sangle à ressort tolère d’être un peu lâche, mais une sangle trop courte ne peut pas être forcée.

Quel est l’intérêt d’un porte-tuba pivotant ?

L’articulation laisse le tuba tourner par rapport à la sangle au lieu de lui transmettre chaque mouvement. À la descente, la pression de l’eau sur le tube ferait autrement levier sur la sangle et peut rompre l’étanchéité du masque à la tempe. Avec un pivot, le tuba se replie le long de la tête et la traction sur la sangle disparaît. En snorkeling de surface, l’avantage est mineur ; pour un plongeur bouteille qui laisse le tuba en place, c’est une vraie amélioration.

L’embout anatomique peut-il servir sur un détendeur comme sur un tuba ?

Oui, à condition que le diamètre du tube corresponde. L’embout se fixe par une fixation ou une bague de maintien autour du tube, et les diamètres standard des tubas et des deuxièmes étages sont assez proches pour que le même embout convienne aux deux dans la plupart des cas. Vérifiez le diamètre du tube de votre deuxième étage avant de commander. Sur un détendeur, montez l’embout avec une fixation neuve plutôt que de réutiliser l’ancienne : un embout qui se détache sous l’eau est un vrai danger.